Les schémas directeurs des systèmes d'information doivent changer de méthode

Contexte

La plupart des grandes collectivités locales et une grande majorité des plus petites ont recours à l'élaboration d'un schéma directeur des systèmes d'information (SDSI) pour planifier le développement de leurs systèmes informatiques.

Ce mouvement a commencé dans les années 80 et s'est largement développé depuis.

Ces documents sont valides sur une période d'environ 3 à 5 ans et régulièrement renouvelés ensuite. Le SDSI est censé donner un cap pour orienter les investissements, arbitrer les priorités, faciliter la gestion du quotidien. Il  couvre en principe plusieurs champs différents comme nous le présentons régulièrement :

  • Enjeux et objectifs du schéma directeur, principes directeurs

  • Orientations générales et scénarios

    • Organisation de la fonction informatique

    • Politique informatique

    • Choix technologiques

  • Fiches projet

  • Planning pluriannuel des projets 

  • Tableau de bord du SDSI

Problématique

Les méthodologies utilisées actuellement pour élaborer ce schéma, tout à fait adaptées à la période antérieure, nous paraissent manquer de deux éléments majeurs pour aider les collectivités à faire face aux nouveaux enjeux : pression financière sans précédent et arbitrage subséquent sur les politiques publiques.

 

1. Les SDSI actuels sous estiment bien souvent la partie relative à la politique numérique  de la collectivité concernée.

Orientés principalement (si ce n'est exclusivement) sur des enjeux internes, niveau de service rendu, optimisation des moyens humains, arbitrage budgétaire, ils ne se fondent pas assez sur des choix « politiques », dictés eux par des considérations différentes : niveau d'équipement des collèges ou des lycées, accessibilité de la population au numérique et choix des technologies adaptées, utilisation prédominante des technologies du numérique dans les relations avec les usagers et les partenaires,…

Quand ils sont investigués, ces éléments sont quelquefois déconnectés du SDSI proprement dit et c'est évidemment dommageable. Les cahiers des charges rédigés par les collectivités locales en 2014 en sont une illustration flagrante, nonobstant quelques exceptions.

 

2. Les collectivités n'ont pas encore tiré les conséquences des futurs choix financiers drastiques que la baisse des dotations va engendrer.

Les méthodologies appliquées par les cabinets, c'est-à-dire bien souvent celles suggérées par les CCTP,  sont encore fondées sur trois ou quatre phases classiques : une collecte des besoins, l'adaptation de l'organisation de la DSI et l'amélioration de la gouvernance.

Cette approche avait tout son sens au moment où il était possible de satisfaire 70 à 95% des besoins exprimés, ce qui était le cas auparavant en jouant notamment sur le calendrier de réalisation et sur le temps, qui faisait évoluer certains besoins.

Mais la frustration générée par une telle méthode quand le pourcentage tombe à 50%, voire moins dans certains cas, est un obstacle majeur, selon nous, à l'utilisation de cette méthode.

L'apport de PIM

Les nouveaux SDSI doivent donc, selon nous, adopter une nouvelle approche qui serait caractérisée par deux changements profonds :

  • Etre précédé systématiquement par une explicitation de la politique numérique de la collectivité,

  • Revoir plus profondément la gouvernance (et donc le rôle et la composition du comité de suivi du SDSI) afin que ne lui parvienne que des projets déjà fortement filtrés et qu'il soit en mesure d'arbitrer réellement. 

Une des approches que PIM a développé pour ce faire, avec l'aide de ses clients, repose par exemple sur les « dossiers d'opportunité ». 

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